Je vous ai déjà parlé du trouble «
borderline » dont souffrait mon enfant. Moins connu que le trouble
Bipolaire, il fait néanmoins de sinistres ravages parmi les malades qui
souffrent le martyr.
Vous savez, si vous avez lu mes
écrits, que la prise en charge médicale de Céline, mon enfant, a été
désastreuse. Vous en savez l’issue : Céline s’est donnée la mort le 30
août 2005 dans son petit logement de Sallaumines.
En souhaitant travailler à la prévention
du suicide, j’ai pu trouver par mes recherches cet article, dont je vous livre
des extraits mais qui est surtout consultable par ce lien :
C’est un article de Monsieur
Jean-Yves FLAMENT. (23/07/2015)
Le point sur la prise en charge de la pathologie borderline
Pathologie Borderline : Fluctuations de l'humeur, instabilité relationnelle et comportementale, dépendances…caractérisent les personnalités borderline. Bien évidemment, pour pouvoir diagnostiquer cette pathologie, plusieurs autres critères entrent en ligne de compte.
Le DSM, bible du psychiatre, spécifie que le patient doit réunir au moins 9 critères d'une longue liste (par exemple, perturbation de l'identité, peur de l'abandon, impulsivité, etc.) pour être diagnostiqué comme "personnalité borderline".
Après avoir mis un nom sur son mal-être et ses souffrances, le patient peut donc envisager un traitement. Il est important pour lui comme pour son entourage de s'informer sur les différents types de prise en charge pour trouver celle qui lui convient le mieux.
Traitement borderline
Un traitement psychothérapeutique : " La psychothérapie est le traitement essentiel des troubles borderline car il faut traiter les problèmes de dysrégulation émotionnelle et de comportement dans un contexte relationnel" martèle le Dr Bernadette Grosjean
Le traitement psychothérapeutique des troubles borderline est de longue durée (les spécialistes s'accordent sur une durée de 3 à 5 ans, voire plus). " Il faut du temps et des expériences émotionnelles correctrices pour modifier les comportements et les souffrances existentielles intrapsychiques comme les sentiments de vide et d'ennui" expliquent les Dr Grosjean et Desseilles.
A terme, l'objectif est que le patient devienne son propre thérapeute. " Les patients ne rechutent pas tellement, ou de manière moins dramatiques, une fois qu'ils ont appris de nouvelles compétences pour réguler leurs émotions par le biais de la psychothérapie" informent les psychiatres.
Concrètement, la forme de la psychothérapie recommandée dépend des symptômes et de la sévérité de la maladie.
Aussi, dans les cas les plus "sensibles", notamment lorsque la vie du patient est en danger (10 % des patients borderline meurent de suicide ou des conséquences d'actes autodestructeurs), une thérapie dialectique comportementale (TCD) s'avère indiquée. " Elle a pour but d'aider la personne à identifier et à contrôler ses émotions par le biais d'apprentissage de nouvelles compétences émotionnelles" explique le Dr Grosjean. " On s'attaque ainsi d'emblée aux comportements qui mettent la vie en jeu" souligne-t-elle.
Rechercher des épisodes traumatiques
Heureusement, " après un an de traitement, quelle que soit la thérapie utilisée, ces comportements sont généralement sous contrôle" souligne le Dr Grosjean. Une fois que c'est le cas, le patient peut entamer une phase de nature "psychodynamique" pour une analyse plus en profondeur des souffrances intrapsychiques. " On va alors par exemple aborder les traumas et les problèmes plus existentiels.
Quand il y a une pathologie borderline, il y a eu en effet souvent des épisodes traumatiques : maltraitance, négligence ou parfois simplement des circonstances de vie chaotiques" expliquent les spécialistes.
Troubles borderline : Les 3 traitements de référence
Il existe 3 approches de traitement reconnues dans la prise en charge du trouble de la personnalité limite. La Mentalization Based Therapy (traitement basé sur la mentalisation), la Dialectic Behavioral Therapy (Thérapie comportementale dialectique) et la Transference Focused Therapy (thérapie focalisée sur le transfert et inspirée de la clinique psychanalytique)
·
La mentalisation peut être définie comme la capacité d'imaginer
comment les autres nous "voient" et comment ils se perçoivent
eux-mêmes. (18 mois)
·
La thérapie comportementale dialectique est cognitivo-comportementale.
Elle se focalise au départ sur l'apprentissage de compétences qui aident à
gérer les mouvements émotionnels importants et les comportements qui mettent la
vie en danger. Cette TCD comprend une thérapie individuelle, des séances de
groupe, des consultations téléphoniques très structurées en dehors des heures
de thérapie. Elle dure au moins un an.
·
La thérapie focalisée sur le transfert est une approche
psychodynamique qui met l'accent sur l'intégration des représentations mentales
(représentations d'elle-même et des autres). Le thérapeute porte une attention
particulière sur les communications verbales que non verbales. Il est aussi -
en autres - très attentif aux sentiments d'agressivité exprimés par le patient.
Le traitement médicamenteux vient
en renfort seulement, lorsqu'il y a une dépression profonde (prescription d'
antidépresseurs), des troubles de type paranoïa ou dissociatifs importants (une
très légère dose d'antipsychotiques peut alors être bénéfique).Les médicaments sont en revanche nécessaires lorsque la pathologie borderline est associée à des troubles bipolaires : 15 à 20 % des personnes borderline sont également diagnostiqués bipolaires.
Cette pathologie requiert un traitement médicamenteux sur le long terme (stabilisateurs de l'humeur) mais cela n'a guère d'effet sur le trouble de personnalité borderline.
Si ce thème vous intéresse, je vous encourage vivement à lire
la totalité
de cet article
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