STOP A LA LOI DU SILENCE

samedi 22 juillet 2017

Chapeau Bas Jean-Luc CANDELIER



J’ai l’extrême joie ce jour de vous annoncer sur AMAZON LIVRE, la sortie de mon dernier ouvrage consacré à mon mari.



Mon mari, Jean-Luc CANDELIER, est issu du secteur modeste créé de toute pièce par Charbonnage de France. Son histoire est l'histoire d'un homme qui s'est fait tout seul, à force de volonté, à force d'ambition, à force de travail.
Les pages de mon livre sont composées d'articles que j'ai fait paraître sur un blog Skyrock. J'ai d'abord crié mon désespoir sur cette saloperie de maladie qu'est le cancer, cet Alien qui me l'a enlevé si vite. 
Puis mon livre démarre en 2002 lorsque nous nous sommes rencontrés. Les pages sont rythmées par mes souvenirs, puis par tout ce que j'ai pu apprendre d'Annabelle sur son enfance et sur ce personnage énigmatique qu'était sa mère. Je raconte aussi ceux qui l'ont fait vaciller dans le travail par un harcèlement moral indigne et dévastateur. J'insiste sur notre amour capable de surmonter un destin particulièrement lourd.
 





mercredi 19 juillet 2017

Unis devant la loi



2015, Jean-Luc est en plein traitement, je l’accompagne partout, je ne peux prendre sa souffrance mais ma présence peut, peut-être, l’aider. Et puis j’ai besoin de lui, besoin de tout traverser avec lui, sans lui je n’existe pas…

A l’annonce de son cancer, Jean-Luc va mijoter une nouvelle obsession : il veut que nous soyons mariés devant la loi. « Pourquoi faire ? Tu crois vraiment que j’ai envie de faire la fête ? ».«Je ne te parle pas de faire la fête, je te parle d’officialiser tout ce que nous avons traversé ensemble, tout ce chemin parcouru, je veux que ce soit le chemin de notre couple, humble et indivisible».


Nous nous sommes mariés dans le plus grand secret le 11 juillet 2015 avec deux amis sincères pour témoin. J’ai voulu garder mon nom de jeune fille, car c’est sous ce nom que je suis connue, car c’est le nom de mon père qui s’éteindra après moi.

Jean-Luc n’était pas trop d’accord mais comme toujours, il respectait ma décision.

Nous étions quatre dans la salle de mariage lorsque Madame le Maire arriva avec sa collaboratrice pour officier. Nous étions si heureux, si fiers d’être enfin unis par la loi. Nous étions « mari et femme » pour le meilleur et pour le pire devant témoin. Nous, on croyait encore au meilleur, bien sûr, nous nous entendions si bien, nous avions encore tant de choses à vivre ensemble.

Puis nous nous sommes rendus à quatre au restaurant du Carnot à Arras. Le repas était succulent, nous partagions avec nos amis nos espoirs, notre quête vers des jours meilleurs. Nous étions comme regonflés par cette cérémonie pour affronter les soins programmés, la chimio, la radiothérapie…simplement des étapes sur notre long chemin à parcourir ensemble…

Ces étapes franchies, lorsque le Docteur Henni, oncologue de Jean-Luc, lui annonça qu’il était en rémission, notre joie a alors explosée. Nous avions vaincu l’Alien, oui nous, ensemble, toujours ensemble, pour tout ensemble !

Alors oui, on pouvait songer à la fête : les fêtes de fin d’année nous en donneraient l’occasion, faire la fête avec les enfants, avec les petits…Croire au Père Noël et aux étoiles scintillantes et se dire qu’il fait bon vivre…

*****************************


Mon livre s’achève ici. Que dire de plus ? Parler de ma solitude : à quoi bon…C’est à vous de la deviner, si vous le souhaitez mais je vous le déconseille…

Sachez simplement que le bonheur existe encore. Laurent et Virginie m’ont donné la joie d’être à nouveau Mamie en m’annonçant le 7 juillet 2016 qu’à 12h21 Alexia, mon petit ange venait d’entrer dans la vie, dans l’amour de ses parents, dans l’amour de toute la famille.

Comme vous l'avez peut-être remarqué, j'avais ouvert un blog Skyrock uniquement destiné à écrire notre histoire à Jean-Luc et à moi. Tous ces écrits font l'objet d'un nouveau livre qui paraîtra prochainement sur AMAZON. Le blog Skyrock va donc s'éteindre ce soir. Longue vie à Jean-Luc que j'ai tenu à vous raconter, Longue vie à ce nouveau livre...

 






samedi 24 juin 2017

Humanitairement vôtre

Deuxième semaine à la maison de repos où tout est organisé pour notre bien être: visite quotidienne du psychiatre, deux rendez-vous hebdomadaires avec une psychologue, des activités proposées en ergothérapie.

Je suis encore cette cocotte minute sans soupape de sécurité qui est entrée le lundi 12 juin 2017. La pression est là, toujours si forte et je ne parviens pas à l'expulser.

J'ai fait la connaissance d'autres patients, en grande détresse morale. Le fait d'être dans une communauté qui connaît les affres de la dépression, a un effet positif. On ne sent pas jugé, on pratique entre nous le code de la bonne humeur, même si elle n'est qu'apparence.

Si on va mal, quelqu'un viendra toujours vers toi, pas pour savoir ton mal, non!, simplement pour être là à tes cotés dans la souffrance. La souffrance est notre point commun, celui qu'il faut gérer avec la plus grande discrétion. La souffrance quelle qu’elle soit nous unit et le long combat que nous menons pour la combattre, nous épuise individuellement, mais nous renforce ensemble car elle est le lot de tous ici.

Et puis, il y a le personnel soignant, toujours à l'écoute. Les équipes changent, et le soutien demeure infaillible, encourageant : Pensez à vous ! Agissez pour votre bien être ! Devenez égoïste s'il le faut pour vous accorder le droit d'exister par vous même, pour vous même....

Vivre dans un cocon où personne n'est hostile, je me remplis de cette idée qui me permet d'approcher une certaine sérénité. J'ai mal et je me sens bien : sentez-vous le paradoxe ?

A tous ceux qui aiment me lire, à tous ceux que j'aime virtuellement dans cet espace, je veux dire bonjour...Soyez sans crainte, j'avance !

jeudi 15 juin 2017

POUVOIR AIMER


De révoltes, en colères, en rancœurs
L’être que je deviens ne se reconnait plus
J’étouffe dans ma  vie et c’est à contrecœur
Que j’accepte l’hospitalisation non voulue.

Je suis sans le vouloir devenue une bombe
Mon détonateur peut être un mot, un regard
Une interprétation et l’ambiance se plombe
Et je me lève d’un bond, accélérant le départ

Alors j’ai dit oui, j’y vais à mon psychiatre
Même si son discours me laissait opiniâtre

Dés lundi je serai en maison de repos
Je m’isole pour revivre, exister à nouveau
Rejeter, repousser les fréquents trémolos
Pour paraître sereine, me foutre des ragots

A bientôt mes amis, j’espère revenir au plus tôt

dimanche 11 juin 2017

Puis-je à nouveau être moi même?

De révoltes, en colères, en rancœurs
L’être que je deviens ne se reconnait plus
J’étouffe dans ma  vie et c’est à contrecœur
Que j’accepte l’hospitalisation non voulue.

Je suis sans le vouloir devenue une bombe
Mon détonateur peut être un mot, un regard
Une interprétation et l’ambiance se plombe
Et je me lève d’un bond, accélérant le départ

Alors j’ai dit oui, j’y vais à mon psychiatre
Même si son discours me laissait opiniâtre

Dés lundi je serai en maison de repos
Je m’isole pour revivre, exister à nouveau
Rejeter, repousser les fréquents trémolos
Pour paraître sereine, me foutre des ragots

A bientôt mes amis, j’espère revenir au plus tôt