STOP A LA LOI DU SILENCE

vendredi 27 octobre 2017

Rubrique Humour : Raymond Devos "Parler pour ne rien dire"



Raymond Devos est né le 9 novembre 1922 à Mouscron (Belgique) et décédé le 15 juin 2006 à Saint-Rémy-lès-Chevreuse.
Raymond Devos c’est un artiste des mots : Il manie l’humour dans l’art de la rhétorique.

L'Espérance de vie selon la catégorie socio-professionnelle



Entre 1976 et 2013, l'augmentation de l'espérance de vie a profité à toutes les catégories sociales en France.



Entre 2009 et 2013, les hommes occupant la fonction de cadres vivaient en moyenne 6,4 ans de plus que les ouvriers - d'après ce que l'Insee désigne comme les "conditions de mortalités", relevées à une période donnée - soit autant d'années d'écart que pendant la période 1976 - 1984 ! 






Pour les femmes, l'écart entre l'espérance de vie des ouvrières et des cadres n'est que de 3,2 ans.


Pour expliquer cet écart, l'Insee invoque d'abord "la nature même des professions" étudiées. 

En d'autres termes: l'exposition aux risques professionnels (maladies professionnelles, accidents sur le lieu de travail, exposition à des produits chimiques,...),  auxquels les cadres sont, de fait, moins confrontés que les ouvriers. 

L'autre facteur d'explication résiderait dans les "modes de vie" des cadres "favorables à une bonne santé". L'Insee avance ainsi que "les comportements de santé à risque, les moindres recours et accès aux soins, ou encore l'obésité sont moins fréquents chez les cadres que chez les ouvriers".

Au jeu de la longévité, les femmes restent gagnantes.  
Pour l'heure, elles vivent plus longtemps, et ce, quelque soit la catégorie sociale à laquelle elles appartiennent. 

Les ouvrières, "les moins favorisées des femmes actives en terme de d'espérance de vie" selon l'Insee, vivent donc en moyenne un an plus vieilles que les hommes cadres. Leurs revenus sont pourtant plus faibles et leurs conditions de travail plus dures…

mardi 24 octobre 2017

Les retraités les plus défavorisés

Mon papa, fils unique, reprit la forge de son père après son retour de la guerre 39/45. 

Des années plus tard, sans l’assentiment de son père, il décida de faire un garage car il était passionné par la mécanique automobile. 

Artisan de père en fils, il réussit à mener sa petite entreprise. Bien sûr, maman faisait tourner la station service sans être déclarée (pas de cotisation pour elle, c’était trop lourd)

Il n’y avait pas de bourses d’études pour les enfants d’artisans. Pourtant Papa voulait pour ses quatre filles le meilleur avenir. Pour chacune, il paya la FAC : Mathématiques pour Colette, Médecine pour Bernadette, Histoire/Géo pour Brigitte et Droit pour moi.

Mes parents n’avaient que du mobilier de récupération. Les choses changèrent grâce à Colette qui consacra ses premières payes à leur installation.

En qualité de Maire d’une petite commune de moins de 1500 habitants, il percevait un petit pécule.

Quand papa dut prendre sa retraite pour des problèmes cardiaques, il se retrouva avec une retraite ridicule. Je n’en connais pas le montant, je peux seulement vous donner le chiffre actuel d’une pension d’artisan :

Le montant des retraites pour les artisans commerçants
La pension moyenne des artisans et des commerçants était en 2011 de 5 300 € par an (442 € par mois) répartis de la façon suivante :
  • 3 800 € par an de retraite de base ;
  • 500 € par an de retraite complémentaire.

A sa mort en 1990, aucun document n’établissait les droits de Maman. Le garage fut vendu au District d’Arras pour devenir entrepôt d’un espace nature. 

La maison de la Bocagine qu’avait prévue Papa pour sa retraite, pensant qu’il pourrait vendre l’habitat et le garage à un garagiste, put être louée au  Commonwealth pour les résidents anglais chargés de l’entretien des cimetières, nombreux dans la Région.

Heureusement car à partir de 70 ans l’assurance faite pour la Bocagine devenait caduque et il fallut payer avec les fonds de la vente du garage.

Bref, Maman touchait la moitié de la retraite de Papa et le loyer de la Bocagine ; moins de 800 € tout cela.

Voilà la réalité de la vie de mes parents, leur travail acharné, sans répit pour une retraite de misère.

Quelle injustice, quelle honte !