STOP A LA LOI DU SILENCE

dimanche 15 juillet 2018

Philippe Borrel, Un monde sans fous ?


Philippe Borrel, Un monde sans fous ?

Un film-documentaire de 1h présenté en  juillet 2010


En France, la folie déborde dans les rues et dans les prisons. Faute d’avoir trouvé une prise en charge adéquate dans les services d’une psychiatrie publique en crise profonde, de moyens et de valeurs, ces malades psychotiques chroniques se retrouvent de plus en plus exclus de la société.
La réponse des pouvoirs publics s’est jusqu’ici focalisée sur des questions sécuritaires, au grand dam des professionnels, des patients et de leurs familles, qui s’alarment de voir désormais remise en cause leur conception humaniste de la psychiatrie, née il y a cinquante ans.
Au moment où le gouvernement s’apprête à réformer la psychiatrie au profit d’une nouvelle politique de « santé mentale » pour tous, avec des programmes de prévention, dans les écoles, dans les entreprises, quelle place notre société réserve-t-elle encore à la folie ? En encourageant ces programmes de détection et de prévention dans les écoles ou dans les entreprises, ce projet de loi ne concernera pas les seuls malades psychiques, ou leurs familles, mais l’ensemble des Français.
Demain, on ne parlera plus de folie, mais de troubles cérébraux, plus de malaise dans la société, mais de comportements à rééduquerUn monde sans fous ? Mais alors que deviendront-ils ?

Article de Camille Lancelevée
1) Les documentaires capables en une heure de faire le tour d'une question de société sont rares, et il faut saluer le film de Philippe Borel qui réussit à aborder de façon exhaustive la prise en charge de la maladie mentale en France.
2) Un monde sans fous interroge des thérapeutes, des malades, des familles, des associations pour dresser un panorama global des structures de prise en charge des personnes présentant des troubles mentaux, de l'hôpital psychiatrique aux équipes mobiles de rue, des centres médico-psychologiques en milieu ouvert au milieu carcéral. Un tiers des sans-domiciles fixes souffrent aujourd'hui de pathologies mentales, alors que la fermeture des lits à l'hôpital et la désaffection qui touche la profession depuis les années 1970 n'ont pas été compensées par la création de lieux de soin alternatifs. La responsabilité de la prise en charge repose trop souvent sur les épaules des familles et associations, qui peinent à assurer un encadrement adéquat.
3) Plus en phase avec les contraintes d'un hôpital soumis à des contraintes gestionnaires, comportementalistes et neuro-psychiatres s'attaquent par le moyen des méthodes cognitivistes et des neuro-sciences aux troubles mesurés et quantifiés par une batterie de tests. Il s'agit de réinsérer les patients au plus vite et de manière pragmatique dans le « milieu ordinaire ».
4) « Un monde sans fous », c'est la revendication d'une société qui se réserve le droit de trier parmi les malades mentaux que nous sommes tous devenus, entre les bons, ceux qui pourront au prix d'une béquille médicale se conformer à des univers professionnels de plus en plus contraignants, et les mauvais, qu'il s'agit d'éliminer socialement.

samedi 14 juillet 2018

Bulletin d'adhésion

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lundi 18 juin 2018

ENGIE. Compteur Lindky. Facturation sur consommation surestimée.

ce jour 26 juin 2018

AVIS DE LA COUR DES COMPTES février 2018.
Programme Linky, mis en œuvre par Enedis (ex-ERDF, filiale à 100 % d’EDF) qui gère 95 % du parc de compteurs basse tension, et des programmes de compteurs communicantsdes autres distributeurs. Cette modernisation nécessite le remplacement de l’ensemble des compteurs électriques et représente un investissement total de près de 5,7 Md€ en euros courants.

Compteurs Linky, coûteux, intrusifs, incompréhensibles

Daniel Roucous Lundi, 12 Février, 2018 Humanite.fr

C'est ce qui ressort du rapport de la Cour des comptes dont nous publions les cinq points critiques sur les compteurs Linky suivis de cinq questions que se posent de plus en plus d'élus et consommateurs.

Les 5 points critiques du rapport de la Cour des comptes

1.- dispositif coûteux pour les consommateurs, soit  « 5,7 milliards d’euros » qui seront récupérés par Enedis sur les factures… à partir de 2021. Chaque consommateur devra ainsi rembourser entre 130 et 240 euros (coût prévisionnel).

2.- risque de durée de vie des compteurs Linky inférieure à 20 ans.

3.- le programme Linky « privilégie la satisfaction des besoins du distributeur (ENEDIS) mais… les préoccupations du consommateur d’électricité (protection des données personnelles, sécurité informatique, questions sanitaires autour des ondes électromagnétiques, droit de la consommation, maîtrise de la demande d’énergie) ne semblent pas être au cœur du dispositif ».

4.-  l’importance de l’information du public sur la question sanitaire du fait des techniques de télécommunication mises en œuvre et en matière de protection de la vie privée « n’a pas été suffisamment prise en compte. »

5.- les compteurs Linky permettent aux consommateurs de suivre leur consommation personnelle et maîtriser leurs économies. Sauf que c’est compliqué car le compteur lui-même fournit peu d’information et Enedis non plus. Pour cela il existe la facture qui doit être détaillée mais n’est délivrée que tous les 6 mois. Il existe encore l’afficheur porté, gratuit pour les consommateurs en situation de précarité énergétique, facturé pour les autres (son financement se fait par la CSPE – contribution au service public de l’électricité qui ne cesse d’augmenter et d’alourdir les factures). Il existe enfin Internet qui permet de consulter son propre compte. Cependant la Cour des comptes relève qu’actuellement « le taux d’ouverture de compte par les usagers disposant d’un compteur Linky est peu élevé (1,5%). »

lundi 11 juin 2018

Viol conjugal: l'ultime tabou !


"Mais c’est votre mari, madame !" : le viol conjugal, l'ultime tabou ?
 Par Marie Campidtron Publié sur L’OBS le 27/12/2017  

J’ai repris certains extraits de cet article (pas forcément dans l’ordre d’ailleurs) pour démontrer que si la loi pénale intervient, la complexité de la situation de la femme dans le couple ne fait en réalité pas modifier les fonctionnements de certains hommes qui obtiennent la servilité de leur femme en les faisant vivre sous la terreur

Un devoir conjugal
Sonia Pino, psychologue et cofondatrice de l’association Elle’s imagine’nt, voit régulièrement passer dans son cabinet des femmes ayant subi un viol de la part de leur compagnon. Pour autant, "c'est rarement le motif de consultation", remarque-t-elle. 
Ces femmes ne vont pas l’aborder d’elles-mêmes. Le mot 'viol' est parfois même trop fort. "Quand on les interroge, on va d’abord parler de 'relation contrainte' pour qu’elles se libèrent et prennent conscience de la réalité".Encore une fois, la première difficulté est d’identifier cette violence qui "s’entremêle souvent avec les violences physiques et verbales". Autre constat relevé par la spécialiste lors de ces séances, la notion encore très ancrée de "devoir conjugal" :"Certaines femmes vont penser que, puisqu’elles sont mariées, elles ont le devoir de coucher avec leur mari"·      
 
   Une circonstance aggravante depuis 2006 
Jusqu’alors prévalait l’idée moyenâgeuse d’un consentement qui va de soi entre les époux. 
Etre marié supposait aux yeux de la loi de pouvoir disposer du corps de l’autre, sans tenir compte de son désir, ni de son refus. 
Depuis, bien sûr, les mentalités, tout comme la loi ont évolué. 
En 2006, le viol commis dans le cadre du mariage ou du concubinage est reconnu comme une "circonstance aggravante". 
En clair, la personne risque jusqu'à 20 ans de prison, au lieu de 15, lorsqu'elle a violé son conjoint.
Pour autant, les plaintes ne se bousculent pas.
·        « Vous n’allez pas envoyer le père de vos enfants en prison ! »
Porter l’affaire devant la justice peut en décourager plus d’une. Lors du dépôt de plainte, il faut déjà se confronter au regard de la police, rappelle Emmanuelle Piet, gynécologue et présidente du Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV) :
"Ça dépend sur qui vous pouvez tomber. Si l’agent pense que c’est rien, bah voilà c’est fini, vous pouvez rentrer chez vous !"
Dans certains cas, les victimes ont le malheur de se frotter à un discours culpabilisant de la part de certains policiers, ajoute Emmanuelle Piet : 
"Lors de leur audition, elles s'entendent parfois répondre : 'Mais c’est votre mari, madame quand même ! Vous n'allez pas envoyer le père de vos enfants 10 ans en prison!'"
·        Plus de devoir conjugal qui tienne, donc.
Les textes se veulent plus précis dans leur définition du viol. La loi le décrit comme un acte de pénétration sexuelle commise sur une personne par violence, contrainte, menace ou surprise...

La notion de devoir conjugal reste fortement ancrée dans notre société.

Céder face à l’insistance prolongée d’un conjoint relève-t-il toujours du consentement ? « Céder' pourrait constituer au maximum une contrainte morale, mais il faudrait pouvoir prouver qu'il y avait eu un ascendant sur l'autre ou une menace ». Mais 'céder', 'consentir' est-il forcément synonyme de désir ?

Reste aussi que le conjoint à l'origine de cette violence sexuelle n'a pas toujours conscience de commettre un acte répréhensible, souligne la psychologue Sonia Pino, même si cela est rare :

"Je pense que certains hommes n’ont tout simplement pas conscience de cette forme de violence dont ils peuvent faire preuve. Ils pensent qu’ils sont dans leur bon droit".